Comité Départemental de Spéléologie du Jura

Fédération Française de Spéléologie

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  parce qu'il le veau bien...

Le Progrès- jeudi 1er septembre 2011

 

Un veau sauvé d'une crevasse par le spéléo-secours du Jura

Dompierre-sur-Mont. Le sol se serait affaissé sous l'animal durant la nuit de mardi à mercredi. C'est son propriétaire, un agriculteur de Présilly, qui a donné l'alerte

Lorsque Jean-Claude Jacquand, agriculteur à Présilly et propriétaire de plus de deux cents têtes de bétail, arrive sur l'un de ses terrains à Dompierre-sur-Mont hier matin vers 7 h 30, il voit immédiatement que quelque chose ne va pas. « L'une de mes vaches était au milieu du pré et meuglait désespérément. J'ai très vite remarqué un trou dans le champ. Il y avait du poil autour. Son petit, que j'avais encore vu la veille, était au fond ».

L'homme a déjà connu ce genre de mésaventure il y a quelques années avec l'un de ses chiens. Il connaît la procédure et prévient immédiatement le spéléo-secours du Jura.

A 9 h 30, Sylvain Collin, conseiller technique adjoint départemental, membre du club spéléo de Poligny, et Michel Menin, du groupe spéléologique jurassien, débarquent sur les lieux. Première difficulté : l'ouverture de la cavité est très petite. Moins de cinquante centimètres de diamètre. À peine l'épaisseur d'un homme. Michel Menin est un spécialiste des passages étroits, mais il doit tout de même l'élargir pour entrer. Le veau est en bas, à environ six mètres de la surface, apparemment en bonne santé.

Mais survient une seconde difficulté : il a séjourné longtemps dans le trou et l'oxygène se fait rare. Car il fait chaud à l'extérieur et, du coup, l'air froid de la cavité stagne à l'intérieur. Il faut ventiler. Une fois l'opération réalisée, le spéléologue redescend, attache les pattes du veau qui est ensuite tracté jusqu'à la surface. L'animal n'a que quinze jours, mais il pèse déjà quatre-vingts à cent kilos. Le veau reprend très vite ses esprits et rejoint sa mère.

Ce trou n'existait pas la veille. « Le sol s'est sans doute ouvert sous ses pattes dans la nuit », explique Michel Menin. « Ça arrive, dans le secteur. Nous sommes sur le bassin d'alimentation de la Tenaille, un ruisseau dont la résurgence se trouve à Chatagna. Il y a beaucoup de cavités souterraines. Leurs voûtes s'effritent et peuvent s'affaisser sous le poids d'un animal où d'un tracteur ».

Jean-François Butet

 

commentaire posté par "Lavertenpaix" sur leprogres.fr :

Un grand bravo!

Un agriculteur n'hésite pas à demander l'aide pour sauver l'un de ses veaux. Deux spécialistes font tout leur possible pour le sauver. ça change aussi des agriculteurs qui laissent mourir d'hypothermie un veau malade( "plus bon à rien" selon ses propos )dans un champ en hiver, qui ne font pas soigner leur vache boitante, qui les laissent toutes crottées se déplacer péniblement dans une litière qui leur arrive jusqu'aux genoux dans une stabulation. Oui vraiment un grand bravo à ces hommes ! Avec tout mon respect.

 

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